Carême : un temps pour accueillir la grâce
Le Carême est souvent perçu comme un temps d’efforts, de sacrifices ou de résolutions. Pourtant, au cœur de la foi chrétienne, il est d’abord un temps de grâce. Chaque année, le Carême revient avec, parfois, une tentation : penser qu’il faudrait « mériter » quelque chose de Dieu. Or l’Évangile nous révèle exactement l’inverse.
Ainsi jeûner, prier, partager ne sont pas des performances à réussir, mais des moyens de faire de la place à cette présence. Le Carême nous invite à enlever ce qui encombre pour revenir à l’essentiel : Dieu nous aime gratuitement, il nous pardonne, il nous relève et nous appelle à vivre de sa vie. Il nous ramène ainsi au cœur de la foi chrétienne : nous sommes sauvés par amour, gratuitement.
Pour cela, avant d’être un effort, la conversion est une réponse à cet amour. Nous changeons non par contrainte, mais parce que nous découvrons que nous sommes des enfants bien-aimés.
Pour nous aider dans cette démarche Dieu a prévu un endroit, le même que Jésus entreprend : le désert. Dans la Bible, le désert est le lieu de la rencontre avec Dieu, le lieu où l’on apprend à ne plus s’appuyer seulement sur soi-même, mais à recevoir. C’est l’espace où tombent nos illusions : illusion de se suffire à soi-même, de tout maîtriser, de pouvoir se sauver par ses propres forces. Là, loin du bruit et de l’agitation, Dieu parle au cœur et rappelle à chacun qu’il est aimé.
Le Carême devient alors un chemin de confiance vers Pâques : un passage, un exode, une traversée. Dieu ne nous conduit pas au désert pour nous y laisser, mais pour nous apprendre à marcher avec Lui vers la liberté et vers la vie en plénitude.
La conversion chrétienne n’est plus alors d’abord un effort, mais la conséquence d’un amour rencontré.
Bon temps de Carême et belle montée vers Pâques.
Sacrement de malades au Sorbiers
À l’occasion de la Journée mondiale des malades qui est fêtée le jour de Notre-Dame de Lourdes, la messe célébrée à la Maison de repos Les Sorbiers a revêtu un caractère tout particulier.
Au cours de cette célébration, les résidents qui le souhaitaient ont pu recevoir le sacrement des malades. Ce moment de prière, vécu dans la foi et l’espérance, nous a permis de confier au Seigneur les personnes éprouvées par l’âge ou la maladie et de porter dans la prière leurs souffrances.
Nous rendons grâce pour ce temps de réconfort et de paix partagé avec eux.
Abbé Luciano